Claudel, Paul
Introduction à la peinture hollandaise
Liste des ouvrages

L'oeil écoute introduction à la peinture hollandaise, la peinture espagnole et autres écrits sur l'art
Claudel, Paul
Editions Gallimard, Paris, 1964.
In-4, cartonnage éditeur illustré en couleur, 267 pp.
Nombreuses figures en noir et blanc in texte.
Bon état d'ensemble. Quelques frottements en couverture.
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Introduction à la peinture hollandaise. - Post-scriptum : Avril en Hollande - Quelques exégèses : Jan Steen. - Nicolas Maes. - Trois tableaux hollandais. - Trois tableaux de Rembrandt : L'Orage. - La Minerve. - Saül et David - La peinture espagnole. I. La chair espagnole. - II. Compositions. - III. Portraits. Tapisseries - Aegri Somnia - Le chemin dans l'art - Autres exégèses : Jordaens. - La pinacothèque de Munich. - L'Agneau mystique. - Watteau. - La lecture. - L'art religieux - Vitraux des cathédrales de France - La cathédrale de Strasbourg - Vézelay - La mystique des pierres précieuses. La perle. - Bijoux - Magie du verre - Camille Claudel - Notes - Table des illustrations - Table des matières.
En mars 1933, Paul Claudel était nommé ambassadeur de France à Bruxelles pour ce qui serait le dernier poste de sa longue carrière diplomatique ; il quittait les Etats-Unis en avril et devait rester en poste dans la "grande petite ville" jusqu'en 1935. Claudel appréciait particulièrement les souverains belges au point de manifester un goût inhabituel pour les mondanités et la vie des salons, ce qui ne l'empêcha pas de rechercher à Notre-Dame-des-Sablons -"église gothique qui n'a rien de remarquable, mais où il est si doux d'être seul et où l'on peut éviter plus longtemps qu'ailleurs l'horrible explosion de l'électricité" - un refuge précieux . En 1933, L'Otage sera ainsi représenté au Théâtre des Beaux-Arts de Bruxelles en présence du roi Albert. "Je me plais beaucoup à Bruxelles, écrivait-il à Frizeau. C'est une joie pour moi de me retrouver dans un milieu catholique et français et d'avoir échappé enfin à ce protestantisme pestilentiel." Relativement peu accaparé par les obligations diplomatiques, le poète quitte fréquemment Bruxelles afin de découvrir la Belgique et les Pays-Bas, dont les souverains le tenaient également en grande estime : Liège, Anvers, Bruges et la Hollande à plusieurs reprises, pour ne rien dire du pèlerinage littéraire à Charleville. Ces voyages seront synonymes de découvertes artistiques : Claudel -vieillissant et apaisé- rencontre véritablement la peinture flamande et la peinture hollandaise, dont l'intériorité spirituelle l'éblouit. Dès 1935, paraissait l'Introduction à la peinture hollandaise et en 1938, Claudel consacrait aux Rubens d'Anvers un chapitre d'Un poète regarde la croix.
"Je suis né sur la frontière de la Belgique, et il n'y a pas de pays, par l'attention naïve ingénieusement patiente qu'il porte aussi bien aux réalités quotidiennes qu'à celles de l'âme et de l'esprit, déclarait Claudel, qui ne réponde mieux à mes goûts et à la conception que je me fais du domaine et des conditions de l'art."
"Je suis né sur la frontière de la Belgique, et il n'y a pas de pays, par l'attention naïve ingénieusement patiente qu'il porte aussi bien aux réalités quotidiennes qu'à celles de l'âme et de l'esprit, déclarait Claudel, qui ne réponde mieux à mes goûts et à la conception que je me fais du domaine et des conditions de l'art."
