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Notice sur le voyage de M. Lelorrain en Egypte et observations sur le Zodiaque circulaire de Denderah
Saulnier fils
A Paris. Chez l'auteur, rue de Rivoli, n° 32 et chez les marchands de nouveautés, au Palais Royal, 1822.
In-8, demi-basane mouchetée à coins, la couverture d'origine a été montée postérieurement sur le premier plat, signet, 92 pp.
Rare.
Bon état. Quelques salissures sur la couverture, rares rousseurs, bordures inégales.
Livre non disponible
Orchestrée par Sébastien Louis Saulnier, l'arrivée du zodiaque de Denderah en 1821 attira une foule considérable à Marseille puis à Paris. La première partie de cet ouvrage relate l'expédition de M. Lelorrain dans l'Egypte du pacha Méhémet Ali, en 1820, et les rivalités incessantes qui opposèrent le consul de Grande-Bretagne à l'homme de main de l'archéologue et littérateur Saulnier ; ce dernier avait été chargé de rapporter en France cette pièce archéologique qui devait susciter maintes polémiques historiques, astronomiques et religieuses sous la Restauration.
L'oeuvre fut acquise par la Maison du Roi pour la somme de 150 000 francs.
Cette dalle de grès, qui représente la voûte céleste sous la forme d'un disque soutenu par quatre figures féminines, ornait le plafond d'une chapelle du temple d'Hathor à Denderah. On la date aujourd'hui du premier siècle avant Jésus-Christ.
Le but véritable de cette publication était de valoriser la prouesse technique, diplomatique -et financière- du commanditaire de l'expédition afin de mieux persuader le gouvernement de Louis XVIII que "l'honneur national était intéressé à ce que [le zodiaque] restât en France". Le soin d'examiner le "Monument" avait certes été confié à une commission, composée notamment de MM. Cuvier et Fourier, mais la décision du ministère de l'Intérieur se faisait encore attendre : " Pour mieux convaincre encore V. Exc. du désir que nous avons de traiter avec le Gouvernement, nous proposons de consentir à n'être remboursés que par des paiements successifs qui seraient répartis entre deux ou trois exercices. L'acquisition du Planisphère de Denderah, si le remboursement en était réglé de cette manière, ne serait assurément ni onéreuse ni gênante pour le ministère de l'intérieur. [...] Nous sommes entrés dans ces explications parce que nous voulons constater d'une manière authentique, près de votre Excellence, le désir sincère que nous éprouvons de conserver à la France, où tant de genre de convenances ont marqué sa place, le précieux monument dont nous sommes possesseurs."L'oeuvre fut acquise par la Maison du Roi pour la somme de 150 000 francs.
