Kirili dialogue avec Carpeaux Ramade, Patrick (dir.)
Somogy, éditions d'art, Paris, 2002.
In-4, broché sous couverture rempliée illustrée en couleurs, 120 pp env.
Bel envoi du sculpteur Alain Kirili à un célèbre éditeur d'art en page de garde. 87 illustrations en noir et blanc et en couleurs in texte et en hors-texte.
Bon état. Frottements sans gravité sur les coins et la bordure supérieure de la couverture.
Remerciements - Sommaire - La sculpture en mouvement par Philippe Sollers - Les passions d'Alain Kirili par Serge Lemoisne - La rencontre ou Bonjour monsieur Kirili par Patrick Ramade - La sculpture, fa presto, entretien entre Alain Kirili et P. Ramade - Catalogue - Eléments biographiques - Liste des expositions - Collections publiques - Bibliographie - Liste des oeuvres exposées.
La grande originalité de cet ouvrage réside dans le dialogue et la confrontation des oeuvres de Kirili avec l'art de Carpeaux et notamment ses esquisses en terre. C'est également l'occasion d'une rétrospective de trente ans de modelage, Alain Kirili étant l'un des rares sculpteurs abstraits à s'exprimer et en toute liberté avec ce matériau éminemment plastique qu'est l'argile. Quand Patrick Ramade, alors conservateur au musée des Beaux-Arts de Valenciennes, demande au sculpteur ce que signifie pour lui d'exposer dans ce musée, chez Carpeaux, Kirili donne cette réponse : "Il y a d'abord une réponse foudroyante ; par rapport aux événenements du 11 septembre du World Trade Center, c'est étonnant de me retrouver dans peut-être un des plus hauts lieux de la résistance contre la haine du corps. Habitant Tribeca à New York, et quelques jours après ce fameux "9/11", comme on l'appelle ici, je ressens un hymne au corps dans le musée de Valenciennes, avec Rubens et Carpeaux. Je perçois l'attentat qui nous marque tous et qui annonce les grands enjeux du XXIe siècle comme un attentat de violence, de répression, de négation du corps [...] Au musée des Beaux-Arts de Valenciennes nous sommes dans la résistance : la femme est célébrée, nous sommes dans l'héritage charnel de la peinture. On le voit bien dans le musée, la Descente de Croix magnifique de Rubens, les tableaux de Jordaens célèbrent la vie quotidienne, la convivialité, le goût, la saveur de tous les sens, l'appréciation du corps à tous les âges : famille, enfant, vin, tout ce qui évoque la vie se trouve réuni dans ce tableaux de Jordaens comme chez Rubens et évidemment chez Carpeaux!"