Milhau, Jean et al.
André Fougeron

André Fougeron
1913-1998
Voilà qui fiat problème vrai
Gaudichon, Bruno
Wilson, Sarah et al.
La Piscine, Roubaix/Gourcuff Gradenigo, 239 pp.
In-4, broché sous couverture illustrée en couleurs,
Nombreuses illustrations et planches en noir et en couleurs.
A l'état de neuf sous son blister.
Contributions de Bruno Gaudichon, Sarah Wilson, Laurence Dorléac.
Ce catalogue a été édité à l'occasion de l'exposition André Fougeron 1913-1998 Voilà qui fait problème vrai présentée à la Piscine, à Roubaix [2014].
"Né à Paris dans une famille de prolétaire de la Creuse, André Fougeron fut ouvrier métallurgiste avant de commencer à peindre et d'exposer, en 1936, à la Maison de la Culture du 10e arrondissement. Très rapidement, son travail et son inspiration sont intimement liés à un solide engagement politique en faveur du Front Populaire et des Républicains espagnols. En 1939, il adhère au Parti Communiste français auquel il restera toujours fidèle.
"Très actif dans la Résistance durant l'Occupation, il utilise son atelier comme une imprimerie clandestine où sont notamment réalisés des titres comme Les Lettres françaises et L'Art français. En 1942, il devient responsable du Front national des Arts et construit un œuvre dont la modernité n'exclut ni la fidélité à la figuration ni une ambition épique.
"A la Libération, chargé de l'organisation du tribunal de l'épuration de la scène artistique et de la mise en œuvre d'un hommage à Picasso pour le Salon d'Automne, il incarne une voie indépendante, celle d'un "nouveau réalisme français" qui s'oppose à une vision de l'art détachée du combat politique, et se démarque ostensiblement de la tentation de l'abstraction. En 1953, il prend position contre la publication dans les Lettres françaises du Portrait de Staline dessiné par Picasso. Mais son combat pour l'affirmation d'une peinture d'histoire et d'engagement n'exclut pas une attention permanente aux questions de la peinture et de la modernité, regardant bien sûr vers Matisse et Picasso, mais rendant aussi de vibrants hommages à Courbet."