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Hedda Gabler

drame en quatre actes


Ibsen, henrik


Librairie académique Perrin et Cie, Libraires-Editeurs, Paris, 1900.


In-12, demi-percaline, dos lisse avec pièce de titre, 261 pp.


Traduit par M. Prozor.


Mention de nouvelle édition.


Bon état d'ensemble. Coins et coiffes frottés, rousseurs sur les premiers et derniers feuillets.



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Préface de la première édition, par M. Prozor - Acte Premier. - II. - III. - IV.



"J'ai voulu, déclarait Ibsen, montrer ce que produit le contact de deux milieux sociaux qui ne peuvent s'entendre. Hedda Gabler n'est pas une pièce à problème."


"On ne tardera pas à rendre justice à cette oeuvre si simple par sa structure, si complexe par les idées qu'elle suggère, écrit son traducteur le comte Prozor. (...) L'art d'Ibsen mérite d'être traité comme celui de ces vieux maîtres, dont le poète norvégien rappelle la nature et le type. Facilement compris dans son pays, il risque ailleurs de n'être qu'une captivante énigme pour ceux-là mêmes qui l'admirent le plus.


"George et Hedda Tesman sont rentrés après un voyage de noces de quelques mois. Deux personnes les attendent au débarcadère : tante Julie, la bonne vieille fille qui, avec sa soeur paralytique, tante Rina, a élevé George ; l'ami Brack, un vieux beau qui se frotte les mains en songeant à la proie facile que l'union d'un George Tesman avec une Hedda Gabler doit lui livrer infailliblement. C'est lui qui, durant l'absence des jeunes mariés, a préparé le nid dans lequel il compte s'installer en tiers. Il a tout prévu, tout combiné. Il a même circonvenu la vieille tante qui ne jure que par lui : n'est-ce pas l'ambassadeur Brack qui l'a aidée à acheter la villa où les Tesman s'installent et à engager sa petite rente pour réaliser cette fantaisie de la belle Hedda?

"Car il s'agit de faire grand accueil à la fille du général Gabler. "Pouvait-on croire, à l'époque où nous la regardions passer à cheval sous nos fenêtres, accompagnée de son père, qu'elle préférerait George à tous ces beaux messieurs qui lui faisaient la cour?" Elles n'en reviennent pas encore, tante Julie et Berthe, la vieille bonne qu'elle a cédée à son neveu."



 



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