Liste des ouvrages


disponible
90€
 
ajouter à ma commande

Les debris de la guerre Maeterlinck Maurice

Les débris de la guerre
Maeterlinck, Maurice


Bibliothèque Charpentier, Eugène Fasquelle, éditeur, Paris, 1916.


In-12, broché, 274 pp.
Edition originale.
Un des soixante exemplaires numérotés à la presse sur papier de Hollande (ex. n° 34), seuls grands papiers.
Bon état. Une déchirure restaurée en première de couverture, petits manques de papier en coiffe de pied et en quatrième ; papier bruni en certains endroits.


afficher le sommaire

Avant-propos - Après la victoire - Le roi Albert - Les villes otages - Pour sauver quatre villes - Pro patria, I - La journée du drapeau belge - L'héroïsme - Pro patria, II - Sur la mort d'un petit soldat - L'heure du destin - En Italie - En relisant Thucydide - Le massacre des Innocents - Les dieux de la guerre - Pro patria, III - La flamme immortelle - In memoriam - Miss. Edith Cavell - Communications anormales - Les prophéties - La volonté de la terre - La vie des morts - Pour la Pologne - EPILOGUE.


"Les articles et les discours réunis en ce volume y sont reproduits dans l'ordre chronologique où ils furent publiés. [...] Ils sont réimprimés tels qu'ils furent écrits. Pour la première fois, dans une oeuvre qui jusqu'à ce jour n'avait maudit personne, on entendra des paroles de haine et de malédiction. J'aurais voulu les éviter, estimant que quiconque se permet d'écrire s'engage à ne rien hasarder qui puisse porter atteinte au respect et à l'amour que nous devons à tous les hommes. Il m'a fallu les prononcer ; et je m'étonne autant que je m'attriste de ce que la force des choses et de la vérité m'a obligé de dire. J'ai aimé l'Allemagne, j'y comptais des amis qui maintenant, morts ou vivants, sont pour moi dans la tombe. Je l'ai crue grande, honnête et généreuse et elle me fut toujours hospitalière et bienveillante. Mais il y a des crimes qui anéantissent le passé et ferment l'avenir. En écartant la haine, j'aurais trahi l'amour.
"J'ai essayé de m'élever au-dessus de la mêlée ; mais plus je m'élevais, plus j'entendais ses cris et mieux j'apercevais sa démence et son horreur [...]. Il est probable qu'un jour, lorsque le temps aura lassé les souvenirs et réparé les ruines, des sages affirmeront que nous nous sommes trompés et n'avons pas regardé d'assez haut, qu'on peut tout oublier, tout expliquer et qu'il faut tout comprendre ; c'est qu'ils ne sauront plus ce que nous savons aujourd'hui et qu'ils n'auront pas vu ce que nous avons vu." (Maurice Maeterlinck, Les débris de la guerre, Avant-propos, 1916)

 



SUR LE MÊME THÈME