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La peinture belge contemporaine Pierard Louis

La peinture belge contemporaine
Piérard, Louis


Les Editions G. Crès & Cie, Paris, 1928.


In-8, broché, 48-44 pp.
Avec 44 planches de reproductions en simili-gravure en hors-texte.
Bon état ; usure des coiffes et rousseurs plus ou moins importantes à l'intérieur et sur les tranches.


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Journaliste, écrivain, homme politique, proche de Jules Destrée et Emile Vandervelde, Louis Piérard (1886-1951) a toujours manifesté un intérêt précoce pour la vie artistique. Dans son Borinage natal, Piérard invitait Constant Montald, Emile Verhaeren et Destrée à l'Université populaire de Frameries, la deuxième institution de ce type créée en Belgique. Sa collaboration à nombre de journaux et revues s'étendit également au domaine artistique, en particulier au Thyrse et à L'art moderne. Publié en 1924, sa Fin tragique de Van Gogh mit à profit sa connaissance intime du Borinage afin de recueillir les derniers souvenirs de ceux qui avaient croisé le pasteur exalté de Cuesmes. Auprès d'autres critiques comme André de Ridder et Paul-Gustave van Hecke, Piérard joua un rôle important dans l'organisation d'exposition d'art belge à l'étranger. Devenu Secrétaire de l'association de propagande artistique belge à l'étranger, il participa au côtés d'Andry-Farcy, conservateur audacieux du musée de Grenoble, à une célèbre exposition d'art belge, qui révéla en 1927 l'expressionnisme flamand à la critique française et mena, un an plus tard, à la création d'une salle permanente d'art belge moderne dans ce musée. Un an plus tard, Piérard publiait sa Peinture belge contemporaine chez l'éditeur français Georges Crès. Avec sa verve de critique d'art, la Belgique ressemble à un mât de cocagne breughélien de la peinture : " Au lendemain de la guerre de 1914-1918, on a pu assister à une recrudescence de cette activité déjà prodigieuse. C'est au point qu'on se demande s'il n'y a pas pléthore de peintres en Belgique." L'auteur, qui soutint les thèses fédéralistes wallones chères à Jules Destrée, s'attache par ailleurs à mettre un terme à l'idée que la peinture belge serait une exclusivité flamande et tente de rééquilibrer le point de vue du lecteur en l'orientant également vers l'école de Mons, Verviers, Liège... "Peut-être la caractéristique la plus intéressante de ces vingt dernières années et spécialement de la période d'après-guerre, est-elle la floraison d'une vie artistique régionale tout à fait remarquable, une décentralisation qu'illustra l'éclosion de quelques-uns de nos talents les plus frais et les plus originaux. C'en est fini, bien fini, de la Légende d'une Flandre monopolisant l'art de peindre. Toute une pléiade s'est révélée en Wallonie. Le Wallon est peintre, lui aussi. Autrement et voilà tout."

 



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